Sur la rive gauche de la Navizance se trouvent une zone de mayens de moyenne altitude appelée les Voualans (http://www.chalais.ch/reglement). Ces mayens sont sur la commune de Chalais et se divisent en deux parties : les Voualans d'en-bas et les Voualans d'en-haut.
A l'époque, le lieu est important : plusieurs habitants de Fang et d'autres villages de la vallée possèdent ici une habitation temporaire ainsi que des prairies pour faire paître leurs chèvres et leurs vaches. A l'heure actuelle, par le fait qu'aucune voie de communication n'y arrive mis à part les chemins pédestres, les Voualans sombrent dans l'oubli.
photo 91 : l'oratoire, fait en 1871 et protégé par une grille en 1976
En arrivant de Fang, par le chemin principal, un oratoire ("la petite chapellette") annonce les Voualans d'en-bas. Il est à noter une anecdote à propos de cet oratoire : Aurore, une personne croyante, de la vallée, et qui possède une propriété aux Voualans, souffrait d'une maladie aux poumons : elle pria pour sa guérison et y mit une statue de Ste Vierge pour preuve de sa piété. Peu de temps après, elle recouvrait la santé... L'endroit est étiré en longueur. Aux immenses herbages se mêlent de nombreux arbres fruitiers agonisants et des mayens quasi tous en ruines : cela démontre l'antique richesse des Voualans. Au fond des Voualans, au bord des falaises de la Navizance, les traces du fameux bisse des Sarrasins (voir section historique) seraient visibles. Aux Voualans du milieu, seuls quatre mayens en ruine résistent au milieu d'une verdure luxuriante.
photo 93 : les prés des Voualans d'en-bas
Plus haut, à quinze minutes à pied, deux bâtisses sises à côté du chemin indiquent l'arrivée aux Voualans d'en-haut. Cette partie est plus escarpée et se développe en étages. A droite, sur un promontoire naturel, il y a une croix de mission ainsi qu'une place : l'emplacement est idéal pour le recueillement et la méditation.
photo 95 : entre ciel et terre, la croix et les bancs
A gauche, dans un pâté de maisons, se trouve le puits des Voualans appelé le puits de St Othmar : il mesure environ deux mètres de diamètre et est encore en bon état. Durant les siècles derniers, lorsque les gens séjournent aux Voualans, celui-ci est alimenté de deux manières : d'une part, on y met l'eau de pluie récoltée dans les alentours et d'autre part on y verse l'eau captée dans un puits naturel qui se trouve un peu à l'écart dans la forêt. Selon la légende, celui-ci, qui a une forme d'entonnoir, n'aurait pas de fonds…
En prolongement des Voualans, sous Vercorin, le vallon de Crouja est constitué de quelques mayens. La réputation de l'endroit n'est plus à faire : en effet, Crouja aurait abrité une Université!!! Ne dit-on pas ironiquement en Anniviers que l'on a fait l'Université de Crouja lorsqu'on veut démontrer de sa bonne culture générale? Sculpté dans le roc, le bisse des Sarrasins suit son chemin en direction de Briey, sa destination finale.
photo 111 : vue sur le creux de Crouja depuis les Pontis
photo 134 : chalet du fonds de Crouja
photo 136 : Crouja du milieu
photo 138 : ancien propriétaire devant son chalet (1940)