A mi-chemin entre la route secondaire Pinsec-Vercorin et les Voualans d'en-haut, la Meya est une seconde zone de mayens et fait partie de la commune de Chalais. Jusque dans les années 1980, l'endroit est peu connu et la seule route qui y mène est chaotique. Ceci est probablement dû au fait que seules deux familles occupent le terrain : il s'agit d'une famille de Sierre et de la famille Antille de Fang.
photo 113 : le raccourci de la Roche
Depuis Fang, l'itinéraire le plus rapide pour s'y rendre est le chemin de la Roche : celui-ci a la particularité de couper la rive gauche de la vallée en diagonale et a une dénivellation conséquente. Comme les Voualans, la Meya sert de mayen temporaire pendant une période allant d'avril à octobre. Géographiquement, on peut noter plusieurs localisations :
une immense étendue rectiligne et très herbeuse et parsemée de trois édifices. Celle-là appartient à la famille de Sierre.
photo 101 : le plat de la Meya
à l'extrémité sud-est de cet espace, donnant sur le val d'Anniviers, s'élève le mayen des Antille. Autrefois occupé durant les saisons chaudes de l'année, il devient inhabité dans les années 1950. Proche de l'écroulement, la famille Antille aidée d'amis décide de le rénover dès 1988. Il est aujourd'hui un lieu de repos et de divertissements durant les beaux jours.
photo 103 : le mayen des Antille
à l'est se dresse le mont qui est bien visible depuis la route principale d'Anniviers. Au sommet, le panorama sur Sierre (http://www.sierre.net) et ses environs est unique.
photo 105 : le mont
en contrebas, à quinze minutes à pied, il y a la Meyette où sont localisés deux mayens dans une déclivité, à l'abri des regards.
photo 107 : sur le chemin de la Meyette
La légende raconte que la Meya aurait abrité jadis des petits hommes appelés " les gomètes de la Meya " : il s'agit là sûrement de restes de croyances celtiques (1) ou d'anciennes peuplades ayant passé par la vallée.
Dès 1985, les deux familles décident quasi simultanément de rénover leurs maisons et aujourd'hui le résultat de leur effort est en tout point positif.
On doit à Hérodote, au Ve siècle avant notre ère, le plus ancien écrit connu qui mentionne un peuple celte. Les groupes humains nommés Celtes par les auteurs de l'Antiquité, et qui ont envahi le nord de l'Italie au IVe siècle av. J.-C., portent le même armement et les mêmes parures que les habitants de la zone nord-alpine. Les termes de Gaulois et de Celtes sont au début synonymes. Puis les Romains réservent le premier terme seulement à une partie des Celtes.